Suicides liés au travail

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Roland

Roland Courteau est intervenu auprès de Madame la Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et du Dialogue Social sur le fait que la principale association de Directeurs des Ressources Humaines s’associe aux études de plusieurs spécialistes du travail qui dénoncent le « gâchis humain et économique » engendré par un management « désincarné » et « pathogène ».

Le sénateur a fait remarquer que selon le Dr Patrick LEGERON, auteur d’un ouvrage sur le stress au travail, il s’est installé en France « un culte de la performance et du dépassement » où toutes les activités sont « mises en chiffres ». Ainsi les gens s’échinent « à faire le travail » mais s’épuisent jusqu’à parfois souhaiter mettre fin à leurs jours.

A défaut d’études scientifiques, sur les suicides liés au travail, leur nombre est évalué entre 300 et 4000 par an…

Pour certains psychanalystes tels que Marie PEZE, « ce ne sont pas des cas individuels de gens fragiles, mais des gens broyés par le système ».

Roland Courteau a donc précisé que les pratiques managériales seraient donc pointées du doigt comme l’un des premiers facteurs de stress au travail, qui toucherait une part importante des actifs et couterait, jusqu’à 3 à 4 % du PIB des pays industrialisés, selon le Bureau International du Travail (BIT).

Dès lors, insiste-t-il « entre 10 et 20 % des salariés souffriraient de dépression, d’anxiété ou d’épuisement. » selon le Dr Patrick LEGERON.

Par ailleurs, il fait remaquer que selon ces mêmes intervenants, les systèmes de « management par objectifs », standardisés, seraient devenus prépondérants y compris dans les administrations et seraient élaborés par des « experts invisibles », (consultants, contrôleurs de gestion).

Ainsi, seraient également, sous le feu des critiques certains des Directeurs de Ressources Humaines (DRH), exécutants « chargés de dégraisser à moindre coût en poussant les gens à bout ».

C’est pourquoi Roland Courteau a demandé à Madame la Ministre si une réflexion a bien été engagée par son ministère, quel est son sentiment par rapport à cette situation, véritable gâchis humain, et quelles mesures sont susceptibles d’être engagées et selon quels délais.