Roland COURTEAU s’adresse au Président de la République Va-t-on abandonner la viticulture française ?

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saisonniersDans une intervention directement adressée au Président de la République le sénateur Roland COURTEAU, prévient : « si Bercy (les ministères des Comptes Publics, de l’Economie et des Finances), continue de rester sourds aux demandes de la profession viticole, particulièrement impactée par la Crise du COVOLD-19, cela signifiera que l’on abandonne sciemment, une filière qui génère plus de 660000 emplois, pèse à l‘exportation 12 milliards d’excédents et assure le rayonnement de la France dans le monde.. »
Le Sénateur audois a donc demandé à Emmanuel Macron de bien vouloir attirer l’attention de ces deux ministres sur la situation économique très critique de ce secteur, « gravement menacé dans son existence, alors que depuis des semaines les responsables professionnels ne cessent de les alerter et de leur soumettre nombre de propositions ».
Et d’insister, pourquoi ne pas consentir à cette filière des aides qui sont, par ailleurs, légitimement, accordées à d’autres secteurs ?
« Je rappelle que nos vignerons sont tout aussi gravement secoués par la crise sanitaire : fermetures des marchés, des restaurants et cafés, caveaux désertés, commandes annulées, exportations à l’arrêt…Cela se traduit par zéro recette, alors que les travaux dans les vignobles exigent présence de main d’œuvre soutenue et versements de salaires …. »
L’élu audois a donc relayé auprès de la Présidence de la République, les principales attentes de la profession au travers d’aides diverses et exonérations de charges, de cotisations sociales et d’intérêts d’emprunt (…) que la profession évalue aux environs de 400 millions d’euros.
Ne peut-on trouver pareille somme pour sauver une filière qui génère des centaines de milliers d’emplois et induit autant d’emplois indirects ?
Et de conclure « une pressante recommandation de votre part, auprès du Gouvernement, ramènerait plus de sérénité dans nos communes, ou la colère commence à grandir ».