Budget des Chambres d’Agriculture en baisse : Le ministre reste sourd à l’appel de Roland COURTEAU

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Au cours de l’été, le Sénateur Roland COURTEAU avait alerté (vigoureusement), le Ministre de l’Agriculture sur les plus vives inquiétudes des Présidents des Chambres d’ Agriculture de France dont celle de l’Aude, suite à la baisse de leurs ressources telle qu’envisagée par le Gouvernement, dans le cadre du projet de loi de finances 2020.
Roland COURTEAU avait alors indiqué au ministre que l’impact, pour l’Aude, sur le budget de la Chambre d’ Agriculture, était estimé à plus de 663000 euros, de pertes « ce qui remettrait gravement en cause l’accompagnement des entreprises agricoles et le soutien au dynamisme des territoires ruraux, précisément, au moment où ils en ont le plus besoin, dans cette période de transition écologique en faveur d’une agriculture plus durable. »
Le Sénateur demandait alors, au ministre des assurances visant à garantir la trajectoire budgétaire de ce réseau consulaire de proximité au service des agriculteurs.
Si la réponse du ministre, exactement, une semaine après l’intervention de l’élu audois, n’a pas tardé, visiblement c’est pour confirmer la mesure.
Ce qui a fait dire au Sénateur, que le Ministre était resté sourd à son argumentation.
Voici le texte de la réponse ministérielle :


« Une baisse du plafond des recettes fiscales affectées au réseau des chambres d’agriculture est effectivement envisagée dans le cadre du projet de loi de finances 2020. Cette baisse du plafond de la taxe pour frais de chambre permettra une diminution de la pression fiscale sur les contributeurs à cette taxe, payée essentiellement par les agriculteurs. En effet, elle conduit, en 2020, à une diminution d’environ 45 millions d’euros du montant de la taxe prélevée sur les assujettis, dans le cadre d’une baisse de 15 %. Compte tenu de l’ensemble des ressources dont disposent par ailleurs les chambres d’agriculture, une telle baisse de 15 % de la taxe additionnelle sur le foncier non bâti correspondrait à une réduction de 6 % des ressources globales du réseau des chambres d’agriculture. Les préoccupations des présidents de chambres, à l’annonce de cette baisse programmée du niveau de la taxe, sont compréhensibles. Cependant il est nécessaire que le réseau des chambres d’agriculture participe également à l’effort de réduction des dépenses publiques. Pour rappel, un effort important a déjà été demandé aux autres chambres consulaires depuis 2013. Depuis cette date, en plus des prélèvements exceptionnels, la baisse des plafonds des chambres de commerce et d’industrie et des chambres des métiers a été respectivement de 53 % et de 13 %, alors que celle appliquée aux chambres d’agriculture a été limitée à hauteur de 2 % seulement. À l’instar des autres chambres consulaires, les chambres d’agriculture devront engager une réduction de leurs coûts, mettre en place des mesures de rationalisation de leur organisation et se montrer plus sélectives dans leurs investissements. Ces efforts leur permettront de maintenir un haut niveau de service aux agriculteurs, aux propriétaires forestiers et aux territoires ruraux, et d’accompagner en particulier la transition agro-écologique de notre agriculture qui est en cours. ».