Mise en œuvre des chèques eau : il faut aller plus loin

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Après le « chèque énergie » ardemment défendu par le sénateur Courteau, rapporteur de son groupe lors de l’examen du projet de loi sur la transition énergétique et la croissance verte créant ce dispositif, le sénateur audois insiste pour que le Gouvernement étende, au bénéfice des ménages démunis, ce dispositif en « chèques eau » afin de « garantir un meilleur accès à l’eau pour les plus démunis ».

« 1 million de personnes restent exposées à des factures d’eau inabordables et malgré les demandes récurrentes des ménages en matière de préservation du pouvoir d’achat, aucune mesure concrète n’a été prise depuis des mois pour que l’annonce gouvernementale lors des assises de l’eau en août 2018 sur les « chèques eau » prenne de l’essor. » a-t-il plaidé.

« La loi du 15 avril 2013 a permis, rappelons-le, une tarification sociale de l’eau ou des systèmes d’aides au paiement de la facture d’eau qui ont été mises en place, auprès de cinquante collectivités volontaires, afin de favoriser l’accès à l’eau des populations les plus fragiles. Mais il faut aller plus loin en faisant sauter le verrou existant sur les tarifs sociaux de l’eau et voter une loi qui fixe le rôle de l’agence de services et de paiement (ASP) en matière de distribution de chèques eau. »

Dans la réponse qu’il a adressée au sénateur le 13 juin 2019, le Premier ministre ne donne toujours pas de feuille de route précise qui permettrait de pérenniser l’expérimentation.
Pour sûr, le sénateur audois va réitérer ses interventions en faveur du droit à l’eau garanti par l’article L. 210-1 du code de l’environnement qui énonce que « l’usage de l’eau appartient à tous et chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable dans des conditions économiquement acceptables par tous ».