URGENCE LOGEMENT

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droit au logement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Roland Courteau a saisi le ministre chargé de la Ville et du Logement, Julien de Normandie, pour lui rappeler « l’urgence à agir pour le relogement des personnes défavorisées sans domicile fixe ».
Face à cette situation maintes fois dénoncée, le sénateur audois tire, une énième fois, la sonnette pour donner l’alerte.
« Le budget des Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale a subi une coupe brutale de 57 millions d’euros sur 4 ans (dont 20 millions dès 2018), occasionnant une réduction dangereuse des services et de l’accompagnement proposés aux personnes les plus fragiles » a-t-il précisé.
« Par ailleurs, les politiques conduites en matière de réduction des charges locatives dans les organismes HLM auront nécessairement un impact très négatif sur la production neuve sachant que ces logements sont précisément réservés aux personnes en situation de grande précarité qui cumulent des difficultés sociales et économiques. Ces mesures successives sont en totale contradiction avec l’ambition annoncée par le Président de la République d’atteindre un objectif de « zéro SDF » » a-t-il martelé.

Pour remédier à cette situation, l’élu audois a suggéré diverses propositions, parmi lesquelles une stratégie pluriannuelle de production, à minima, de 60.000 logements très sociaux par an, stratégie qui permettrait aux plus exclus d’accéder directement au logement avec un accompagnement si nécessaire, ou de sortir plus rapidement des centres d’hébergement d’urgence vers un logement stable. Il réclame également « des moyens supplémentaires pour éviter la saturation du numéro d’appel d’urgence 115 car la situation s’aggrave à l’issue de la trêve hivernale, sous l’effet des expulsions et des fermetures de places ».