DÉMISSION DE NICOLAS HULOT : RÉACTION DU SÉNATEUR de l’ AUDE R. COURTEAU

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hulotLa démission de Nicolas Hulot est d’abord une mauvaise nouvelle pour la Transition Écologique et les problèmes environnementaux.

Je comprends la décision de Nicolas Hulot, décision marquée par le devoir d’honnêteté, face à la politique des faux-semblants de l’ Élysée et du Gouvernement.

En fait cette démission est une façon de censurer une politique en décalage avec les discours les engagements. Cet événement démontre que l’ écologie s’accommode mal du libéralisme.

Après les différentes affaires au cours de l’ été et les annonces budgétaires sociales rétrogrades, c’est donc une secousse majeure pour le Nouveau Monde qui n’en finit pas de voir s’envoler nombre d’illusions. Personnellement, cette décision m’attriste d’abord parce que j’avais noué des liens de confiance, au plan personnel avec le Ministre d’ État. Il m’avait, en effet confirmé à la Présidence du Conseil Supérieur de l’ Énergie dès sa nomination. Ensuite j’avais beaucoup travaillé avec lui sur la fin de l’ exploitation et l’exploration des hydrocarbures en France, ou encore sur le développement des énergies renouvelables dont l’ Éolien en Mer.

ENFIN LA GRANDE PERDANTE DE CETTE DÉMISSION RISQUE D ‘ÊTRE LA MÉDITERRANEE.

Nicolas Hulot étarencontre hulot courteauit venu me rencontrer, au Sénat, en tête à tête durant 1heure 30 environ, (réunion à laquelle participait aussi l’ancienne députée Marie Hélène FABRE,) pour dire qu’il partageait le diagnostic alarmant de mon rapport sur les pollutions en Méditerranée et sur les menaces qui pesaient sur la biodiversité. Et qu’il mettait à l’étude les 15 grandes propositions que je préconisais pour lutter contre les pollutions auprès des 21 États riverains. Je sais, qu’il a depuis, déjà pris des initiatives auprès de ces mêmes États.

Mais au delà des liens que j’ai pu nouer avec Nicolas Hulot, je m’interroge, désormais, sur la suite de ce dossier. Vais-je devoir recommencer à plaider ce sujet avec une autre ministre? Et cet autre ministre aura-t-il la volonté et la même détermination d’agir sans tarder contre ce fléau?

Je commence à douter.

Or il y a urgence, car la Méditerranée est malade de ces plastiques et de ces pollutions .