Stocker plus de carbone dans les sols : un enjeu pour le climat et pour l’alimentation: une étude scientifique de Roland Courteau

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agricultureL’étude scientifique produite par le sénateur Roland Courteau et adoptée par l’Office Parlementaire, sous la double présidence de Cédric Vilani (célèbre mathématicien) et Gérard Longuet (ancien ministre) se propose de booster un nouveau programme « visant à compenser les émissions de CO2 dans l’atmosphère tout en fertilisant les sols », par une légère augmentation du stockage du carbone, dans les sols… à hauteur de 4 pour 1000.
C’est, selon Roland Courteau, « l’initiative « 4 pour 1000 » portée par la France, avec le soutien de l’INRA au plan international ». (C’est l’ancien ministre LE FOLL qui avait avancé cette idée).
Une quarantaine d’Etats européens, asiatiques ou africains ou d’Amérique centrale, mais aussi des organismes de recherche et associations sont impliqués.
L’étude scientifique de Roland Courteau, rappelle les recherches déjà engagées, selon lesquelles les émissions de carbone au niveau de la planète, s’élèveraient chaque année, (après absorption par les végétaux et les océans) à un peu plus de 4 milliards de tonnes…
Actuellement les sols de la planète stockent quelques 850 milliards de tonnes de carbone. « Augmenter ce stock de 4 pour 1000 ou 0,4 %, par l’enfouissement accru de matières organiques donc de carbone, soit 3,4 milliards de tonnes par an, contrebalancerait donc, en grande partie, nos émissions dans l’atmosphère ».
Comment augmenter ce stock ? C’est la question à laquelle répond Roland Courteau, par une dizaine de recommandations : l’allongement de la durée de couverture des sols agricoles en privilégiant les légumineuses…, le maintien des prairies en l’état …, la lutte contre la déforestation, la réduction de l’artificialisation des sols,… et du travail mécanique des sols…, le développement de nouvelles pratiques agricoles et sylvicoles…etc…
Mais la proposition phare, du sénateur, réside dans une suggestion de l’INRA et de son président (que Roland Courteau a auditionné) visant à rémunérer les agriculteurs à hauteur de 30 euros la tonne de carbone stocké.
Ce qui revient, selon lui, à construire une P.A.C. incitative du stockage du carbone. Coût de la mesure, pour un potentiel de 115 millions de tonnes au niveau de l’Europe : 3,5 milliards soit 6% du budget de la PAC.
L’étude de Roland Courteau précise également, que l’accroissement dans les sols du carbone, aurait un autre intérêt que climatique, puisque les sols eux-mêmes s’en trouveraient fertilisés et les rendements accrus (40 % des sols cultivés de la planète sont dégradés, est-il précisé.). La note scientifique a été traduite en anglais et adressée à différents ministères, instances européennes, Etats participants… parlementaires…etc….