Roland COURTEAU conteste point par point les propos de la Ministre sur le Vin

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ec30b20b2ef61c3e815d4401ee514792e471e0dd1db51345_1920A la suite des propos tenus par la Ministre de la Santé, Agnes BUZYN, sur le plateau de France 2, mercredi dernier, le Sénateur Roland COURTEAU, Vice Président du groupe Vigne et vin du Sénat n’a pas manqué de réagir, « contre la plus sévère et injuste attaque que la boisson vin ait eu à subir depuis des décennies ».
« Une telle position, ne fait que confirmer, la récente campagne » anti-vin » déjà, conduite voici quelques semaines et cela au mépris de la loi qui interdit toute discrimination entre les différentes boissons » souligne l ‘élu audois.

Roland COURTEAU devrait, dès lundi, contester point par point les propos tenus par la ministre , visant selon lui, « à diaboliser le vin et à envoyer un message culpabilisant sur la consommation, de ce produit ».

« La ministre veut délibérément tuer, ce qui reste du statut spécial attribué au Vin, depuis toujours, puisque cette boisson a toujours fait partie de l’alimentation traditionnelle du consommateur français » .

S’insurgeant contre l’amalgame vin et alcools durs et l’affirmation de la ministre selon laquelle, le vin n’aurait aucun rôle protecteur pour la santé , le sénateur audois compte lui rappeler « les 40 ou 50 ans de travaux et de recherches scientifiques de plusieurs professeurs démontrant, études épidémiologiques à l’ appui, les effets bénéfiques d’une consommation modérée de vin, dans la cadre d’une alimentation équilibrée, grâce à l’action des polyphénols que cette boisson contient ».

Sentiment partagé, selon lui, par 44% des français, contre 34%, et alors que 22% ne se prononcent pas.

Par ailleurs, Roland COURTEAU, conteste, les intentions de la ministre visant, non plus, à cibler les consommations excessives, comme il se doit, mais également, les consommations modérées et responsables.

« L’application des postulats « pyramide de Skinner » et « loi de Lederman », ne peut conduire qu’à la prohibition dont on a pu apprécier la grande inefficacité dans d’autres pays » ajoute-t-il.
« Que l’on s’en prenne enfin, aux pratiques des grands alcooliers offrant aux jeunes des échantillons d’alcools durs pour les initier, et que l’on surveille plus sérieusement, les OPEN-BARS pourtant interdits » martèle-t-il.

Enfin le sénateur suggère fortement que la lutte contre l’ alcoolisme, repose plus sur la prévention et l’ éducation que sur l’interdit : « poser des interdits, déresponsabilise….Voulons nous des jeunes déresponsabilisés? ou éduqués et responsables».

Et de conclure, « il est plus facile de stigmatiser et d’interdire que d’éduquer . c’est plus facile, c’est moins couteux et ça donne à certains, bonne conscience, avec les résultas douteux que l’on connait, depuis des années, dans la lutte contre l’ alcoolisme… »