L’air pollué peut tuer : la députée Marie-Hélène Fabre et le sénateur Roland Courteau font un premier bilan des actions engagées

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pollution air

Les particules fines dans l’air provoquent chaque année 48 000 décès. Tous les territoires sont touchés, y compris les zones rurales, et la perte d’espérance de vie peut varier de 10 à 24 mois.
De même, la pollution de l’air a un impact certain sur les écosystèmes, les matériaux et les bâtiments.

Partant de ce constat, le sénateur Roland Courteau et la députée Marie-Hélène Fabre, après être intervenus sur le projet de loi Transition Energétique et Croissance Verte, et avoir alerté la Ministre en charge de l’Environnement, dressent un premier bilan des actions mises en œuvre :
• renouvellement des flottes publiques de transport individuel et collectif (bus propres…)
• déploiement des bornes de recharge pour véhicules électriques et hybrides… avec un objectif de 7 millions de points de recharge.
• avantages de stationnement et de péages pour les véhicules les moins polluants.
• développement du covoiturage.
• plan climat-air-énergie pour tous les EPCI de plus de 20 000 habitants.
• 10 000 € de prime pour la conversion des vieux véhicules polluants, dont les diesels de plus de 10 ans.
• 1000 € de prime pour les ménages non imposables, achetant un véhicule essence.
• bonus écologique de 1000 € pour l’acquisition d’un deux roues ou trois roues électriques (…)
• rapprochement en 5 ans des taxes sur le gazole et sur l’essence.
• le dispositif de gestion des épisodes de pollution a été renforcé par les arrêtés interministériels du 7 avril 2016 et du 26 août 2016.
• indemnité de 25 centimes par kilomètre pour prise en charge par les employeurs volontaires des coûts de trajet domicile-travail à bicyclette.

Enfin, un appel à projets « villes respirables en 5 ans » a été lancé, pour les agglomérations qui s’engagent à mettre des actions ambitieuses en faveur de la qualité de l’air. Les collectivités pourront bénéficier d’une aide pouvant aller jusqu’à 1 million d’euros.

… Bref ! Tous les acteurs concernés doivent se mobiliser. Mais cela nécessite aussi des changements d’habitudes. Pour ce faire, les journées nationales de la qualité de l’air doivent se multiplier afin de sensibiliser les Français.

A noter, toutefois, que depuis ces 20 dernières années, les émissions d’Oxyde d’azote (Nox) et de particules ont été divisées par deux et les concentrations moyennes de ces polluants ont baissé de 30% environ.