Inquiétudes des castanéiculteurs et apiculteurs

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Roland

M. Roland COURTEAU attire l’attention du Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement sur les fortes inquiétudes des castanéiculteurs et des apiculteurs, face à la prolifération du cynips, ou guêpe de Chine, sur les châtaigneraies.
Il lui indique qu’à des degrés divers, plusieurs départements sont touchés, dont ceux du Languedoc-Roussillon et que la présence de cet insecte peut être lourde de conséquences : la chute de production peut aller jusqu’à 100 % pour certaines variétés.
Il lui fait remarquer, par ailleurs, que les castanéiculteurs ne sont pas les seuls à en subir les conséquences : faute de fleurs, les abeilles ne vont pas butiner sur les parcelles infestées, d’où des récoltes de miel en diminution pour les apiculteurs.
Il lui demande de bien vouloir lui faire connaître les différentes pistes qui ont été étudiées, afin de contenir cette invasion.

Réponse du Ministre :

Le cynips du châtaignier a fait l’objet depuis 2010 d’une lutte biologique par l’introduction dans les environnements contaminés d’un macro-organisme (torymus sinensis), sous la coordination de l’institut national pour la recherche agronomique et avec la collaboration des acteurs locaux. Ces actions, qui ont reçu un soutien financier dans le cadre du plan Ecophyto, présentent des résultats encourageants. Des lâchers de torymus sinensis ont ainsi été réalisés sur plus de 25 sites dans plus de 10 départements des régions Languedoc-Roussillon, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes et Aquitaine. À l’issue de ces programmes d’introduction, le ministère chargé de l’agriculture a poursuivi en 2015 l’accompagnement de la profession en lui accordant une subvention de 50 000 euros pour la réalisation d’actions de lâchers de torymus sinensis. Ces lâchers ont été réalisés dans le respect des articles L. 258-1, et R. 258-1 à R. 258-9 du code rural et de la pêche maritime, et après évaluation de la souche concernée par l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.