Vers un Centre d’Alerte aux Tsunamis, sur les côtes françaises ?

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Roland COURTEAU

Auteur d’un rapport sur la prévention des tsunamis sur les côtes françaises, le sénateur Roland COURTEAU demande au Premier Ministre que « la France s’engage sans plus tarder à mettre en place un Centre National d’Alerte aux Tsunamis concernant la Méditerranée, l’Atlantique Nord, les Antilles et l’île de la Réunion… ».

Lors d’une intervention devant le Sénat ce vendredi 24 octobre, Roland COURTEAU qui a été rapporteur, sur ce dossier, au titre de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques*, a rappelé que la France se devait de prendre sans délais, une décision dans la perspective de la toute prochaine réunion du Groupe Intergouvernemental de coordination qui doit se tenir à Athènes du 3 au 5 novembre et qui concerne l’ensemble des pays riverains de la Méditerranée et de l’Atlantique Nord.

Il s’agit « d’une rencontre de la dernière chance » a souligné le sénateur, puisque selon lui, la Commission Océanique Internationale de l’UNESCO doit arrêter ses conclusions avant la fin de l’année, concernant les différentes mises en place, des Centres d’Alerte dans le monde.

Roland COURTEAU a indiqué au Gouvernement qu’il était urgent d’arbitrer cette question « et ce, d’autant que plusieurs pays se positionnent actuellement pour exercer ce rôle ».

Or, selon lui, la France ne doit pas laisser échapper une telle responsabilité. « Nous disposons de suffisamment de compétences, de hautes technologies, et de savoir faire, pour prétendre à un rôle de décideur et de leader et non à celui de simple suiveur »…

Pour le sénateur, un mandat clair, doit être donné dès maintenant, à la délégation française pour la réunion début novembre, du GIC SATANEM (Groupe Intergouvernemental de coordination du Système d’Alerte aux Tsunamis pour l’Atlantique Nord et la Méditerranée).

« Il faut, de surcroît, donner aussi mandat au CEA (Commissariat à l’Energie Atomique), dont tous les experts pensent qu’il est à ce jour, le seul à même d’exercer la responsabilité de la mise en œuvre du futur Centre d’Alerte et de son fonctionnement », a-t-il insisté.

En réponse, le Gouvernement a fait savoir au sénateur, « que l’on était en phase de décision et que les préconisations du « rapport Courteau » étaient suivies attentivement. »

« Toucherions nous, enfin au but ? » s’est interrogé Roland COURTEAU… qui se dit plutôt raisonnablement optimiste « compte tenu des auditions des différents ministères qu’il a effectuées et des financements d’ores et déjà prévus, (9 millions sur trois ans), pour la mise en place de ce Centre d’Alerte National d’abord, et Régional ensuite ».

Pour lui, « cela peut être l’épine dorsale d’un projet structurant en Méditerranée, dans le cadre notamment, de l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et conduire, à terme, à un pôle scientifique sur l’évolution des risques dans cette mer ».

* Rapport COURTEAU – SENAT N° 117 TSUNAMIS sur les côtes françaises