Vignes coupe-feu : Un premier pas selon Roland COURTEAU

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Roland Courteau

En matière de prévention des incendies de forêts, va-t-on, vers une plus grande utilisation des zones tampons agricoles ou vers de grandes coupures agricoles à l’intérieur même des massifs forestiers ?

C’est en tout cas une proposition du Sénateur Roland COURTEAUI, formulée, au Sénat, en octobre dernier, après les incendies dramatiques de l’été 2003, et qui, aujourd’hui, paraît être reçue favorablement, au ministère de l’Agriculture et de la Forêt.

Pour remédier, durablement aux incendies qui dévastent, les forets méditerranéennes, le sénateur audois, avait relayé, auprès du Ministère, le projet présenté par Michel BOURSEIX, Directeur de Recherche Honoraire de l’INRA de Narbonne, visant à mettre en place « un système de parcelles de vignes coupe-feu ». « Il suffirait, indiquait Roland COURTEAU, de rétrocéder ces parcelles par bail de très longue durée, pour un euro symbolique, à des jeunes, notamment, qui désireraient s’installer…Une clause les obligeant à y planter et entretenir de la vigne… ».

Une telle proposition paraît faire son chemin, puisque, fin juillet le ministère de l’Agriculture et de la forêt précisait, dans une réponse au Sénateur (Journal Officiel des Débats Parlementaires), qu’effectivement, « il est utile de créer des zones tampons ou grandes coupures agricoles, à la condition que les activités agricoles soient pérennisées, afin d’entretenir durablement l’espace… ».

Et d’ajouter que, dans le cadre, des plans départementaux de protection des forêts contre les incendies, « pourraient être précisées les mesures destinées à cloisonner les massifs forestiers, par un aménagement adapté ou une utilisation agricole ».

Pour l’heure, indique le ministère, une analyse est en cours, pilotée par l’Institut National de la Recherche Agronomique, pour, « mieux cerner les caractéristiques à mettre en œuvre, telles que le type de culture ou d ‘élevage, le mieux approprié à chaque situation, les dimensions minimales des parcelles ou les conditions de maintien, d’un sol propre, en période d’incendie… ».